Photography & sound documentary

Elle projette, cette mondialité, dans l’aventure sans précédent qu’il nous est donné à tous de vivre, et dans un monde qui pour la première fois, et si réellement et de manière tant immédiate, foudroyante, se conçoit à la fois multiple et un, et inextricable. Nécessité pour chacun de changer ses manières de concevoir, de vivre et de réagir, dans ce monde-là.

Edouard Glissant 

Développé avec Berta.me

  1. Marseille, 2011-2021.

    Les pierres immobiles, fières et stables, cassées et salies, les plantes au bord du chemin, couvrant le sol d'un tapis, atteignant les sommets ou perchée sur un toit, dans un état incertain.

    Faire voir ce que l'on regarde mais ne voit pas. Reposer par l’image la non-évidence de la séparation entre nature et humanité, faire entrevoir les relations, les heurts et les urgences communes. Raconter dans l'ombre d'une cosmogonie et à la lumière d'une autre.

    Les photographies sont en cours de sélection. Il ne s'agit pas d'une série finie. Chaque image possède une histoire, que je dois écrire. Cette série parle de Marseille, gravement marquée par un effondrement de 3 immeubles, dont un habité, le 5 novembre 2018, d'une société qui poursuit une (re)construction urbaine, de la place prévue pour les êtres fragiles qui la composent. Cette série parle aussi des formes de relations qui se sont instaurées au sein des écosystèmes occidentaux et de la pression que le capitalisme pose sur le monde.

    Elle navigue dans la lignée de Félix Guattari, mais aussi d'Achille Mbembé, qui nous parle si bien des Politiques de l'Inimitié, d'Édouard Glissant qui explore merveilleusement les modes de la Relation. Elle se rapproche des éclairages amenés par Françoise Vergés dans son regard décolonial et sa vision de la violence des espaces publics ainsi que de Malcom Ferdinand et de ses arguments dans Une écologie décoloniale. Merci à eux.

  2.